Assemblée Générale de l’Association France-Québec à Langres – Pierre Provost a assisté à trois jours de travail et de convivialité. Il nous livre un bilan encourageant.


Le congrès annuel de l’Association France-Québec s’est tenu le jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 mai 2010, à la ville de Langres en Champagne-Ardenne. Pierre Provost, Président de l’Association Québec-France, témoigne.

Congres, mardi 18 mai 2010, Langres, terre d’accueil satisfait !

Jean-Paul Pizelle, président de l’Association Langres-Montréal, s’est dit satisfait à l’issu du congrès annuel de la fédération France-Québec le jeudi 13, vendredi 14 et samedi 15 mai 2010, à la ville de Langres en Champagne-Ardenne. Les derniers participants à peine partis, le président langrois tire un premier bilan d’un congrès dont l’organisation lui avait été confiée il y a un an. L’organisation du congrès était un véritable défi pour l’Association Langres-Montréal, qui devait accueillir 260 participants, représentant 64 antennes régionales de la fédération France-Québec (parmi lesquels des Guyanais et des Guadeloupéens). Également présents, des Québécois, membres de l’association Outre-Atlantique, Québec-France.

Le premier pari qui consistait à loger tout ce petit monde a été remporté haut la main : les hôtels, campings, chambres d’hôte et gîtes de Langres et des communes alentours ont été pris d’assaut. En tout, 800 nuitées ont été enregistrées par les professionnelles de l’hébergement.

Messages de félicitations

Ces trois jours de congrès ont été marqués par une profonde convivialité et, déjà, l’association langroise reçoit les premiers messages de félicitations pour son organisation. Pour l’an prochain, le relais a été passé à Périgord-Québec, le congrès se tiendra à Bergerac.

À Langres, des temps fors ont jalonné la manifestation. Ainsi, vendredi, lors de la réception organisée à la mairie langroise, 250 personnes étaient présentes. Le délégué général du Québec en France (l’équivalent de notre ambassadeur) s’est dit agréablement étonné de voir autant de drapeaux québécois orner le centre-ville, ses rues et ses vitrines. Cette réception a permis une première prise de contact entre la municipalité langroise et le cabinet du délégué général. Cette rencontre débouchera-t-elle sur des accords futurs? Il est encore trop tôt pour le dire.

Quoi qu’il en soit, les projets ne manquent pas ! A titre d’exemple, l’association Langres-Montréal œuvre à la mise en place d’un programme inter-municipal. Celui-ci permettrait d’envoyer de jeunes Langrois à Montréal et de jeunes Québécois à Langres pour un séjour de un à deux mois. Sur place, ils travailleraient dans la mairie de leur ville d’accueil tout en étant logés chez l’habitant. Si les jeunes volontaires ne manquent pas de part et d’autre de l’Atlantique, il reste à finaliser l’accord entre les deux municipalités. Le projet pourrait voir le jour en 2011.

Autre temps fort : la soirée dîner-gala à l’abbaye d’Auberive, vendredi soir sur le thème : “la Champagne de Jeanne Mance à Charles de Gaulle”. « Nous avons dû refuser du monde », relate Jean-Paul Pizelle.
Une tribune de parole m’a été accordée. Suite à mon intervention, les congressistes ont été émus et Jean-Paul Pizelle s’est dit inquiet que la France que « la France diminue de plus en plus ses subventions accordées aux associations œuvrant pour les échanges avec le Québec alors que le Québec maintient ses ai¬des. Le principe de réciprocité est rompu et nous pouvons nous inquiéter pour l’avenir de la Fédération France-Québec et de ses antennes régionales. Nous œuvrons pourtant dans le cadre de la francophonie ! Le gouvernement actuel semble en faire peu de cas .

Comme un air venu d’ailleurs… Dès qu’ils ont eu connaissance que l’organisation du congrès leur avait été confiée, les membres de Langres-Montréal ont souhaité une plus large audience que leurs seuls adhérents. C’est ainsi que lors du concert de clôture, pas moins de 400 personnes se sont pressées à la Salle Jean-Favre. Sur scène, les Tireux d’Roches (so¬¬¬¬briquet de leurs ancêtres agri¬¬¬¬¬¬¬¬¬culteurs dans la province de la Mauricie, qui avaient maille à partir avec les nombreuses pierres dans les champs) se sont vite dévoilés au public. Plus qu’un simple concert, c’est un véritable vent du Québec que les six musiciens ont fait souffler sur le rocher Lingon. Durant plus de deux heures, direction les rives du Saint-Laurent, les grandes plaines enneigées... à la rencontre des habitants. Les Ti¬reux d’Roches ne sont pas seulement des musiciens-chanteurs, ils excellent dans l’art du conte, et plus particulièrement Denis Massé. Avec son accent fleurant bon ses racines, entre des mélodies aux textes pleins de bon sens, issus du folklore québécois, il a immergé l’auditoire dans sa lointaine province. Le tout avec une dérision souvent teintée d’un hu¬¬¬¬mour pince-sans-rire.

À l’issue du concert, l’heure de la séparation était arrivée pour les congressistes venus de la France entière. Le hall de la salle Jean-Favre a pris soudainement des allures de quai de gare, au revoir et aux embrassades. Pas un n’oubliera Langres et sa région. Il suffisait de les entendre vanter l’accueil reçu, les richesses culinaires du terroir, la beauté du patrimoine…et surtout la parfaite organisation de l’association Langres-Montréal.


Créer un site avec WebSelf
© Association Québec-France 2008